Les concessionnaires automobiles pris dans un casse-noix


L’un des secteurs les plus sinistrés depuis le début de l’année est, sans doute, la concession automobile. Il a été chahuté par une série de mauvaises nouvelles depuis quelques mois : une réduction des quotas de 20% et une augmentation du taux d’imposition à 35%.

Un effet ciseau au vrai sens du terme. Les conséquences se sont rapidement manifestées au niveau du rythme des nouvelles immatriculations : 12 245 au cours des trois premiers mois de l’année, contre 15 272 sur la même période en 2017.

Des chiffres qui font froid dans le dos

Sur le marché actions, le secteur a perdu plus de 5% depuis le début de l’année dans un marché qui avance au rythme de croisière. Les quatre concessionnaires listés (Ennakl, City-Cars, UADH et ARTES) ont vu leurs ventes baisser de 28,7% à 136,861 millions de dinars. Un problème de quotas? Pas seulement à notre avis.

Au-delà de la baisse des importations, la demande a significativement diminué. Et pour cause , il y a la dégringolade du dinar et l’effritement du pouvoir d’achat d’une large proportion de la population. Acquérir une nouvelle voiture est devenu une mission extrêmement difficile. Une grande partie des ventes est réalisée via les compagnies de leasing. L’expérience de la voiture populaire, qui s’est soldée par un fiasco, est l’illustration des difficultés que connaît le secteur.

La dernière décision du gouvernement de durcir les conditions de ventes des voitures importées, dans le cadre du régime FCR, est censée être un coup de pouce pour les concessionnaires. Les estimations parlent d’un total de ventes de 600 millions de dinars par an, supposés donc être récupérés, en partie, par les professionnels. Mais cela reste loin d’être réalisable dans les conditions actuelles du marché.

D’ailleurs, nous avons remarqué une baisse des marges au cours des trois premiers mois de l’année : -21,4% 24,201 millions de dinars. En d’autres termes, les prix ne peuvent pas monter jusqu’au ciel et un effort sur les marges est exigé de la part des concessionnaires pour liquider leurs stocks.

La réponse ne peut être que stratégique

Certaines marques ont décidé de s’orienter vers le marché de l’occasion, en particulier Ennakl et ARTES. Ainsi, elles vont reprendre les anciennes voitures, sous certaines conditions bien évidemment, pour les revendre en un meilleur état. Cela permettrait de gagner en volume et en marge, de faire tourner ses centres de SAV. Mais est-ce que c’est suffisant? Tout dépendra des prix de vente. Il faut être suffisamment compétitif pour réussir, surtout que le marché parallèle est doté d’une flexibilité inégalable.

La diversification peut venir des voitures électriques. Après les avantages fiscaux accordés par la Loi de finances 2018, les dernières informations parlent de nouvelles décisions en faveur de cette gamme de véhicules à partir de l’année prochaine. Cela est une tendance mondiale et nous ne pouvons pas la rater, au moins du point de vue réglementaire.

Nous avons lu récemment la signature d’un accord entre Groupe El Badr et le géant Chinois BYD, en vertu duquel les produits de ce dernier seront commercialisés en Tunisie et dans la région par la filiale du groupe, Helios Holding. Les autres concessionnaires sont ainsi avertis.

En sus de la diversification, les concessionnaires doivent réduire leurs coûts. Si une entreprise ne peut pas booster son top line, il s’agit de la seule façon de conserver sa profitabilité. Il faut également penser à mieux fructifier la trésorerie dont disposent ces entreprises (142,112 millions de dinars pour les concessionnaires cotés à la Bourse de Tunis fin mars 2018).

Mais la meilleure solution reste de pouvoir produire localement. Cela ne dépend malheureusement pas des concessionnaires. C’est le résultat de toute la politique industrielle du pays. Nous sommes à la traîne par rapport à nos voisins qui sont parvenus à attirer les fabricants français. Le contexte économique et social est catastrophique et notre logistique est obsolète. Entre temps, nous devons continuer à supporter des prix élevés pour des voitures qui ne valent pas nécessairement autant.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

émission d’un emprunt obligataire subordonné de 100 MDT


Le Conseil d’administration de la Banque Nationale Agricole (BNA) a obtenu le visa du Conseil du Marché Financier (CMF) relatif à l’émission d’un emprunt obligataire subordonné d’un montant de 100 millions de dinars.

L’émission de cet emprunt obligataire subordonné « BNA Subordonné 2018-1 » s’inscrit dans le cadre de la consolidation des fonds propres de la banque, dans le but de se conformer aux ratios prudentiels énoncés par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le montant nominal de cet emprunt obligataire subordonné, fixé à 100 millions de dinars, est divisé en 1.000.000 obligations subordonnées de 100 dinars de nominal.

Les souscriptions seront ouvertes le 10 mai 2018 et clôturées sans préavis au plus tard le 10 août 2018. En cas de non placement intégral de l’émission à la date de clôture, le montant de l’émission correspondra à celui effectivement collecté par la BNA à cette date.

 

 

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Publié le 30/04/2018 à 12:05

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Al Karama Holding lance un appel à manifestation d’intérêt pour la cession de Dar Assabah

Al Karama Holding lance un appel à manifestation d’intérêt pour la cession de Dar Assabah


La société Al Karama Holding vient de lancer l’appel à manifestation d’intérêt relatif à la cession, sur Appel d’Offres International, de ses participations directes et indirectes détenues par l’Etat dans le capital social de la société Dar Assabah et représentant 79,62%.

Cet Appel d’Offres International est ouvert aux personnes physiques et morales de nationalité tunisienne ou étrangère. Les investisseurs intéressés peuvent agir seuls ou en formant un consortium dirigé par un chef de file.

Les entités juridiques qui sont en état de cessation de paiement, de faillite, de redressement judiciaire, de liquidation, ou sujettes à insolvabilité ou surendettement sont exclues. Les personnes physiques et morales qui ont fait l’objet d’un jugement constatant un délit affectant leur probité professionnelle ne seront pas, aussi, acceptées.

Al Karama Holding a précisé que le processus de cession comprend une phase de pré-qualification des candidats suivie d’une phase d’offres financières ouverte à tous les investisseurs pré-qualifiés.

Les investisseurs intéressés à participer au processus de cession du bloc d’actions sont invités à retirer, à partir d’aujourd’hui au siège de la société Al Karama Holding, un dossier de pré-qualification définissant le processus de cession et les critères de pré-qualification.

Ils peuvent, ainsi, soumettre leur offre au plus tard le 08 juin 2018 à 14h00 directement au bureau d’ordre d’El Karama Holding ou par Rapid-post.

En ce qui concerne la phase d’offre financière, les investisseurs pré-qualifiés seront notifiés et auront à leur disposition un dossier d’Appel d’Offres. Ce dossier comporte le règlement d’Appel d’Offres incluant un projet du contrat de cession, le mémorandum d’information comportant une présentation de la société, de son environnement socio-économique et du secteur dans lequel elle opère, et les travaux de due diligence.

Toutefois, les candidats pré-qualifiés auront la possibilité d’effectuer des travaux de due diligence dans le cadre d’une data room électronique qui sera ouverte selon un calendrier et des modalités définies dans le dossier d’Appel d’Offres.

A noter que pour réaliser cette opération de cession, les cabinets de conseils Expertise, Finance et Conseil «EFC», Arab Financial Consultant «AFC» et Ferchiou & associés «FA», ont été retenus comme conseillers exclusifs d’Al Karama Holding.

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

L’entreprise publique : actualité, enjeux et perspectives


La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) organisera, le 03 mai 2018 à Tunis, une conférence-débat portant sur l’actualité, les enjeux et les perspectives de l’entreprise publique Tunisienne, et ce, en présence de Youssef Chahed, Chef du Gouvernement et Tarek Chérif, président de la Conect.

Les entreprises publiques jouent un rôle déterminant dans le paysage socio-économique de la Tunisie, au regard de leur effet sur l’économie. Toutefois, elles ont commencé, depuis des années, à manifester des signes inquiétants d’essoufflement marqués par la baisse des recettes, la faible compétitivité, l’accumulation des pertes et le surendettement. Cette situation s’explique, a priori, par un ensemble de facteurs endogènes et exogènes.

Compte tenu des exigences des performances économico-financières et tout en prenant en considération les facteurs sociétaux et politiques, les entreprises publiques tunisiennes font l’objet de plusieurs interrogations.

C’est dans ce sens que la conférence-débat de la Conect se focalisera sur l’évaluation de la pertinence des différentes alternatives, à savoir l’assainissement, la restructuration, l’amélioration de la gouvernance, le partenariat public-privé (PPP) et la privatisation.

Y prendront part plusieurs personnalités éminentes, nationales et étrangères agissant dans l’économique, les finances, le syndicalisme, le social, l’académique et le politique, à savoir Noureddine Hajji, directeur général d’Ernst & Young, Jack Azoulay, Directeur des participations – Industrie de l’agence des Participations, Chawki Tabib, Président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Houcine Dimassi, Economiste – universitaire et ex-ministre des Finances, Zouhair El Kadhi,  Directeur général de l’ ITCEQ, Hachemi Alaya, Président fondateur du Think Tank TEMA, Ahmed El Karm, Président du Directoire d’Amen Bank, Président de l’APBTEF, Taoufik Rajhi, Ministre auprès du Chef du Gouvernement chargé des grandes réformes…

 

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

le trend haussier se confirme


Lors de la communication financière de la Banque Nationale Agricole (BNA), organisée hier, son directeur général Habib Belhadj Gouider a annoncé que la banque a honoré son plan de transformation pour les deux premières années avec des données quantitatives et un aspect qualitatif déterminants ainsi que des chiffres significatifs.

M. Gouider a affirmé qu’entre 2015 et 2017, le résultat d’exploitation de la banque a atteint 234 millions de dinars en 2017, contre 26 millions de dinars en 2015. Tandis que le résultat net s’est envolé de 25 à 199 millions de dinars. Sachant que la contribution de la cession des actions SFBT aux résultats a été quasiment stable durant les trois derniers exercices.

De ce fait, le résultat de l’activité récurrente (compte non tenu de la cession des actions SFBT) est passé de -69 millions de dinars en 2015 à 103 millions en 2017.  Et le résultat de l’activité non récurrente est passé de 94 à 96 millions de dinars.

Ainsi, le Produit Net Bancaire (PNB) a enregistré une nette amélioration sur ladite période passant de 335 millions de dinars en 2015 à 444 millions en 2017 bien que la marge sur commissions se soit améliorée de 54 à 84 millions de dinars et la marge d’intérêts ait atteint 262 millions de dinars contre 221 millions de dinars.

Quant aux produits d’exploitation bancaire, le DG a précisé qu’ils ont affiché 8013 millions de dinars contre 620 millions de dinars.

La BNA a, en fait, vu son ratio de liquidité passer de 47,32% en 2015 à 107,5% en  2017 contre un ratio réglementaire de 80% par rapport à 60% en 2015. Pour le ratio de solvabilité, il est passé de 10,07% à 12,40% pour un ratio réglementaire de 10%, tandis que le ratio Tier One est passé de 7,04% à 7,99% pour un ratio réglementaire de 7%.

En ce qui concerne l’encours des dépôts de la clientèle, il  s’est établi à 7,633 milliards de dinars en 2017 contre 6,247 milliards de dinars en 2015. L’encours des crédits à la clientèle est passé, quant à lui, de 6,819 milliards de dinars à 8,726 milliards de dinars.

Par ailleurs, le taux de créances classées a affiché une baisse, passant de 24,76% en 2015 à 18,36% avec un taux de couverture de 52,83%. Sur la même lancée, le coefficient d’exploitation est passé de 56,6% à 49,7%.

Les capitaux propres de la BNA ont atteint 976 millions de dinars en 2017 contre 636 millions de dinars en 2015.

S’agissant de la capitalisation boursière du titre BNA, M. Belhadj Gouider a indiqué qu’elle a affiché une croissance de 29%, passant de 291 millions de dinars en 2016 à 374 millions de dinars à fin 2017 et 464 MD au 24 avril 2018 (+24% par rapport à 2017).

Habib Belhadj Gouider, DG de la BNA

Réalisations au premier trimestre 2018

Revenant sur les réalisations du premier trimestre 2018, Habib Belhadj Gouider a déclaré que la BNA a enregistré un PNB de 114 millions de dinars contre 90 millions de dinars durant la même période de l’année précédente.

L’encours des crédits a atteint  8,948 milliards de dinars au 31 mars 2018 contre 7, 731 milliards de dinars une année auparavant. Tandis que l’encours des dépôts a enregistré 7, 562 milliards de dinars contre 6, 683 milliards de dinars.

Pour le produit d’exploitation bancaire, il est passé de 173 à 227 millions de dinars au premier trimestre 2018.

Projets et engagements

Le directeur général de la BNA a mis l’accent sur le volet transformation au sein de la banque. Il s’agit de l’adoption d’une nouvelle organisation par la création de pôles d’activité par marché, et ce, pour accompagner le déploiement de la nouvelle stratégie de la banque.

Dans le cadre de la réorganisation des agences et la création de nouveaux métiers, la BNA envisage, selon ses propos, de développer de nouvelles capacités pour gérer au mieux la relation client à travers la création de nouveaux métiers de chargés clientèle par marché et de guichetiers payeurs spécialisés.

Pour développer l’activité monétique, M. Belhadj Gouider a estimé que la banque opte pour une refonte totale de l’activité via la mise en place d’une solution intégrée Back Office et Front Office monétique ainsi que le lancement d’une nouvelle offre de cartes classiques PREMIUM et de cartes prépayées.

Cette démarche sera accompagnée du renouvellement du parc GAB avec l’acquisition de 87 nouveaux GAB et le renouvellement du parc TPE avec l’acquisition et l’installation de 1.000 nouveaux TPE.

Dans le but de moderniser et développer le réseau d’agences, la banque compte créer trois espaces de libre service à Tunis, Sousse et Bizerte et ouvrir cinq nouvelles agences en 2018 à Kasserine, Jendouba, Zarzis, Tunis et à Monastir. S’ajoute à cela les 17 projets d’aménagement et de modernisation des agences conformément à la nouvelle charte architecturale.

Afin de s’engager dans la course au digital, la BNA envisage la mise en place de plusieurs solutions, à savoir « Cash Management Retail », « Cash Management Retail », « Mobile Payment » et « Mobile Banking ».

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

vers l’accélération du rythme de la transformation avec des résultats concrets


Lors de la communication financière de la Société tunisienne d’assurances et de réassurances (STAR), organisée aujourd’hui, son directeur général Hassène Feki est revenu sur les résultats 2017, stratégie et plan d’action ainsi que sur les perspectives 2020.

De prime à bord, M. Feki a donné un aperçu général de l’apport de Groupama, partenaire stratégique de la STAR depuis 10 ans. Dans ce sens, il a affirmé qu’avant l’entrée en capital de ce partenaire, la STAR a commencé à perdre des parts de marché, et ce, depuis 2005/2006.

Par la suite, la compagnie a accaparé une part de marché supérieure à 26%, essentiellement, suite à la mise en place des règlements de marché permettant aux entreprises publiques, promises à la STAR auparavant, de faire des appels d’offres et faire jouer la concurrence. Et pourtant, la STAR a connu de nouveau une perte progressive de gros comptes et une baisse des parts de marché.

Mais l’apport de Groupama, depuis 2008 en fonds propres de la STAR, a résolu, selon le DG, le problème de solvabilité de la compagnie connu en 2006, et ce, avec des produits financiers améliorant sa rentabilité et son résultat financier.

Par ailleurs, entre 2009/2010, il y a eu une phase de diagnostic sur le plan technique avec l’établissement d’un plan stratégique pour la période 2010-2014. Une  étude a été, aussi, lancée pour plus d’orientation vers les PME/PMI, les risques non-automobiles, les professionnels et les particuliers.

En 2012, la phase de transformation de la STAR a commencé avec la collaboration des cadres de Groupama. Les grands projets ont été entrepris , dont la refonte du système d’information « Horizon » qui a été mis en production début 2017, le lancement d’une vingtaine de projets business pour promouvoir de nouveaux produits…

Egalement, le secteur de l’assurance en Tunisie a connu une grande innovation venant de chez Groupama, à savoir le service « Garage Agréé » qui a été repris par l’ensemble des assureurs en Tunisie.

Depuis fin 2011, M. Féki a a ffirmé que Groupama a validé les orientations de  la Direction Générale sur le plan social pour améliorer la situation du personnel, et ce, via la mise en place d’un intéressement, des promotions, un accompagnement des ressources humaines…

Hassène Feki, DG de la STAR

Réalisations 2017

Entre 2015/2017, la STAR a enregistré, selon Hassène Feki, une baisse de son résultat technique et une augmentation de son ratio combiné. Il s’agit du rapport entre ce qu’on décaisse (les sinistres, les frais généraux et le coût de la réassurance) et ce qu’on encaisse.

Il a précisé que pour l’ensemble du secteur de l’assurance en Tunisie, le ratio combiné moyen est supérieur à 100% et c’est logique pour un pays émergent comme le nôtre. A la STAR, ce ratio s’est dégradé ces dernières années pour atteindre 112% en 2017.

De ce fait, le résultat net de la STAR a atteint 7 millions de dinars en 2017 pour un chiffre d’affaires (en primes acquises) de 368 millions de dinars (en hausse de 11% sur un an). M. Feki a précisé, dans ce sens, qu’en 2017 la croissance n’a pas été au rendez-vous avec ce résultat en baisse par rapport à 2016 qui a affiché 15,5 millions de dinars. Cette baisse est due essentiellement à des provisions pour dépréciation des créances, et ce, suite au durcissement des règles comptables de provisionnement des créances, émises par le CGA.

Défis à relever et perspectives 2020

Hassène Feki a précisé que la STAR vise à accélérer le rythme de la transformation de la compagnie et de son portefeuille en matière de business avec des résultats concrets qui commencent déjà à se faire sentir, à partir du premier trimestre 2018.

A cet égard, elle compte développer ses activités notamment à travers la bancassurance, et ce, en renforçant son partenariat avec son seul partenaire bancaire la STB et rechercher ainsi des partenariats avec d’autres banques.

Selon son DG, la STAR compte attaquer les grands comptes pour développer la retraite collective auprès des employeurs qui le souhaitent, en se basant sur la validation de l’autorité de contrôle de son produit de retraite collective conçue avec une approche  innovante.  Sachant que la STAR a déjà un vivier de clients en flotte automobile et en assurance santé collective auprès de qui elle peut développer davantage la retraite collective.

Egalement, elle compte, à travers le changement de gouvernance, rendre l’entreprise plus rentable, améliorer son ROE et être dans une logique de croissance rentable.

Dans le même sillage, la compagnie a bien préparé l’année 2018 par la renégociation des grands contrats, la dynamisation du pilotage du réseau et son accompagnement dans une approche de diversification du portefeuille.

La STAR poursuivra, jusqu’à 2020, tous les projets engagés basés sur des axes stratégiques, dont la satisfaction client, l’innovation produits et IT, l’accompagnement des ressources humaines et du réseau, la diversification du portefeuille et la rentabilisation de l’activité.

En chiffres, elle prévoit un résultat net de 20 millions de dinars en 2018 pour un chiffre d’affaires de 377 millions de dinars en 2018 et de 453 millions de dinars en 2020.  Elle prévoit ainsi une baisse de son ratio combiné, passant de 112% en 2017 à 106% en 2018 et 100 % en 2020.

A noter que l’Assemblée Générale de la compagnie se tiendra le 14 mai 2018 à Tunis.

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

construction d’une centrale thermique d’un coût de 240 millions d’euros


La Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) a signé avec le groupe italien Ansaldo Energia un contrat clé en main de 240 millions d’euros (contrat EPC – Engineering, Procurement and Construction) pour la réalisation à Mornaguia, au sud-ouest de Tunis, d’une centrale thermique à cycle ouvert fonctionnant au gaz d’une puissance installée de 625 MW, ainsi qu’un contrat LTSA (Long Term Service Agreement) pour les activités d’entretien et d’assistance de la centrale.

La centrale sera équipée avec deux turbines à gaz modèle AE94.3A et leurs générateurs et systèmes auxiliaires réalisés dans les usines Ansaldo Energia à Gênes.

Les travaux auront une durée de 22 mois à compter de la réception de la « Notice to Proceed » (lettre de début d’exécution travaux).

« La signature de ce contrat est le fruit d’un travail d’équipe exigeant, qui a vu la participation de toute notre entreprise », a souligné Giuseppe Zampini, Administrateur Délégué d’Ansaldo Energia.

Ansaldo Energia consolide et renforce sa présence historique en Tunisie où elle a déjà réalisé les centrales de « Sousse C », « Sousse D » dans la région de Sidi Abdel-Hamid (Gouvernorat de Sousse) et « Rades B » et où elle suit actuellement les activités d’entretien de la centrale de Ghannouch.

Le groupe Ansaldo Energia est spécialisé dans la production d’électricité, grâce à ses modèles intégrés d’installations clé en main, de composants (turbines à gaz, turbines à vapeur, générateurs et microturbines), de services et de travail dans le secteur de l’énergie nucléaire.

Ansaldo Energia est détenu à 59,9% par CDP Equity de Cassa Depositi e Prestiti Group, une entité publique italienne active depuis 1850, et à 40% par Shanghai Electric, leader mondial en matière de machine et d’équipement connexe pour la production d’électricité.

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Publié le 27/04/2018 à 14:07

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

La Tunisie « Terre du BIO »


En guise de célébration du 54e anniversaire de l’évacuation agricole tunisienne, la Direction Générale de l’Agriculture Biologique (DGAB) relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, organise, du 2 au 10 mai 2018, la 8e édition de la Semaine nationale des produits biologiques tunisiens sous le thème :”L’Agriculture Biologique au cœur du Développement Durable”.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de l’agriculture biologique à l’horizon 2020.

L’agriculture biologique est perçue sous de nouveaux auspices. C’est une activité rentable et génératrice d’emplois. Elle est davantage tournée vers les circuits de proximité entre consommateurs et producteurs. Les produits bio allèchent les TIC, d’où la profusion de projets numériques et les sites e-commerce qui rajoutent une forte dynamique à un secteur prometteur et qui s’adapte bien aux tendances digitales.

En Tunisie, le Bio est en pleine effervescence, les professionnels du secteur, sous l’égide de la DGAB, sont plus que mobilisés et engagés. Leur vision est commune et leur ambition est de séduire les consommateurs tunisiens et ceux des différents coins de la planète.

Consommer bio est devenu un mode de vie. Une pratique de plus en plus répandue. Une conviction enracinée auprès des citoyens du monde en quête d’une alimentation saine et durable. L’habileté, la maîtrise et la maestria de l’agriculteur tunisien ne date pas d’hier et s’inscrit dans une dynamique qui ne peut que perdurer. Des horizons se profilent devant notre savoir-faire agraire ancestral et doivent servir à booster nos produits biologiques.

Le Made in Tunisia en point de mire

Le secteur de l’agriculture biologique en Tunisie a pour vision de bâtir un modèle soutenu par une meilleure gouvernance.  Pour ce faire, la DGAB adopte une approche quadripartite basée sur la protection de la santé du citoyen, la préservation de l’environnement, l’assurance d’une équité tout au long de la chaîne de valeur ainsi que l’amélioration de la rentabilité économique des projets biologiques.

Le produit biologique made in Tunisia doit refléter une qualité environnementale irréprochable, concilier le durable à l’économique et raconter, par sa qualité, un attachement infaillible au terroir. Le biologique est perçu ainsi comme une réponse aux enjeux écologiques et aux aspirations citoyennes, un pilier économique, un argument touristique et un levier du développement territorial durable. 

Un programme fort ambitieux a été mis en place en guise de célébration de la semaine du Bio. Outre des séminaires et des ateliers de réflexion portant sur ” l’état d’avancement de la stratégie bio en Tunisie” et “l’agriculture biologique et son ancrage dans le développement durable”. Un essai du circuit de Bio-tourisme “La Toile d’araignée” à Bizerte sera programmé afin d’exploiter les multiples opportunités qui s’offrent au niveau de cette généreuse région.

L’accent pour cette nouvelle édition sera mis sur la notion de proximité. La DGAB va aborder le consommateur :  les 8 et 9 mai, une expo-vente exclusive des produits biologiques certifiés est prévue à l’avenue Habib Bourguiba. Au menu, des actions de conscientisation et de sensibilisation à la préservation de l’environnement et des ressources sont envisagées.

La Tunisie leader biologique africain

Parmi les multiples ambitions de la DGAB, on dénombre la dynamisation et la diversification de l’économie nationale à travers le développement et la valorisation du secteur de l’agriculture biologique. Un Plan Bio et des stratégies pour la promotion du produit biologique sont en cours depuis l’année 2015.

20 filières biologiques sont axées sur un large éventail de produits allant des traditionnels : huile d’olive, dattes, figues de barbarie, aux nouveaux créneaux porteurs relatifs aux plantes aromatiques et médicinales, huiles essentielles, légumes, fruits, céréales et dérivés, aloe vera, jojoba, mais également le lait, la viande bovine, ovine, caprine, avicole, cunicole, les produits camelins, le miel, l’escargot…

Le challenge de la DGAB est de réussir sa mission de promotion du bio et d’assurer un développement équilibré à des filières bio. Notons que 5 bio territoires ont été identifiés : Sejnène (Bizerte), Haouaria (Nabeul), Kesra (Siliana), Mejel Bel Abbes (Kasserine) et Hazoua (Tozeur) sont autant de destinations supposées devenir des zones pilotes spécialisées en agriculture biologique.

Des circuits de bio tourisme, sur nos 24 gouvernorats tunisiens, sont programmés. Ces derniers sont censés intégrer des produits et exploitations biologiques pour créer une nouvelle dynamique socio-économique.

Parallèlement, les superficies dédiées à l’agriculture bio se multiplient et dépassent les 370 mille hectares et le nombre d’opérateurs dans le secteur s’élève à plus de 4700.

A titre illustratif, au titre de l’année 2017, l’exportation des produits bio a rapporté à la Tunisie une recette de 430 millions dinars.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

BNA : le bon cru 2017


«L’an II de la transformation», tel est le slogan de la communication financière de la BNA organisée aujourd’hui au siège de la BVMT et présidée par Habib Belhadj Gouider, DG de la BNA et Dalenda Bayou, présidente de l’AIB.

A cette occasion, le DG de la BNA est revenu sur les réalisations de l’année 2017 et du premier trimestre 2018 ainsi que sur les perspectives 2020.

A cet égard, il a affirmé que la BNA a honoré son plan de transformation pour les deux premières années, d’où les choix commencent à donner leurs fruits et que la banque continuera à performer dans les prochains exercices.

Et de préciser que la BNA a aussi superformé son business plan, enregistrant une hausse de 14% du PNB, de 30% du résultat d’exploitation, de 20% du résultat net et de 116% du total bilan. Ce trend haussier est confirmé, selon ses propos, au premier trimestre 2018.

«Nous continuerons sur cet élan dans la mesure où nous atteignons une croissance à deux chiffres», indique M. Belhadj Gouider.

 

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Publié le 26/04/2018 à 16:21

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Les touristes belges sont de retour


Le taux des touristes belges sera en hausse affirme le chef du gouvernement et peut dépasser 120%. Autrement dit, leur nombre serait multiplié par deux et passerait de 23.000 à 50.000 touristes attendus durant cette saison.

“Il s’agit d’une initiative des autorités belges, après la levée de l’interdiction des voyageurs”, affirme Charles Michel, premier ministre belge, à l’issue de sa rencontre avec Youssef Chahed, chef du gouvernement.

Le ministre belge a évoqué que la conversion d’une partie de la dette avoisinant les 9 MD d’euros en investissements sera étudiée prochainement lors d’un conseil ministériel. Il est à noter que l’ensemble des dettes tunisiennes s’élèverait à 71 MD.

Rappelons que depuis l’attentat terroriste de Sousse, ayant fait 38 victimes dont un Belge, les autorités de plusieurs pays d’Europe, dont la Belgique ont imposé à leurs ressortissants des restrictions de voyage vers la Tunisie.

Et ce n’est que récemment que le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, lors de sa visite en Tunisie, a annoncé la levée partielle des restrictions de voyage vers la Tunisie, sous réserve d’observer la prudence recommandée, vers les villes de Tunis, Mahdia, Monastir, Sousse, Hammamet, Nabeul, Tunis et Bizerte.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)