Tunisie : le leasing va mal



Lorsque nous évoquons la situation du secteur financier, nous parlons quasi-exclusivement des banques. Mais le terme “établissements de crédit” englobe aussi les compagnies de leasing.

Les chiffres des indicateurs d’activité du troisième trimestre (T3) de l’année en cours donnent froid dans le dos. D’ailleurs, et dans la mesure où seule l’Arab International Lease (AIL) n’est pas cotée, les chiffres que nous allons présenter traduisent fidèlement la situation du secteur.

Une baisse inédite de l’activité

Sur le T3, les approbations (les demandes de financement) ont baissé de 34,8% en rythme annuel. Il s’agit du deuxième recul trimestriel consécutif. Durant cette période, le carnet de commandes des 7 compagnies cotées s’est établi à 396,718 MDT contre 608,457 MDT en 2017.

Sur l’ensemble de l’année, les approbations ont baissé de 12,7% à 1,859 MdDT. Le recul est de l’ordre de 271,523 MDT. Cela traduit la baisse du rythme d’investissement en Tunisie mais, également, des mises en force (contrats qui sont entrés effectivement en production) en berne au cours du dernier trimestre 2018.

En ce qui concerne la production de la période allant de juillet à septembre 2018, nous avons observé une dégradation de 23,1% à 406,893 MDT. Depuis le début de l’année, c’est un recul de 6,57% qui a été enregistré, pour des investissements totaux de 1,620 MdDT.

Mais la baisse de l’activité traduit aussi les difficultés d’accéder aux ressources. Les compagnies de leasing trouvent clôturent leurs schémas de financement dans la douleur. Sur les 9 premiers mois de l’année, 294,215 MDT de dettes (nettes des remboursements) ont été collectées par le secteur contre près de 600 MDT durant l’année 2017. Il est donc logique de voir les loueurs rationaliser leurs activités.

Les revenus sont toujours là

Mais en dépit de la baisse de l’activité, les revenus bruts de leasing n’ont pas cessé de croître. Ils se sont établis à 1,557 MdTND fin septembre 2018. Cette amélioration a été boostée par des taux d’intérêt qui se sont inscrits en hausse depuis 3 ans. Ainsi, la baisse du volume a été compensée par des taux de sortie plus importants. La hausse a été également au rendez-vous côté revenus nets qui ont atteint 328,415 MDT sur les trois premiers trimestres de l’année.

Mais lorsque nous passons au Produit Net de Leasing, nous constatons que la croissance est moins rapide. Depuis le début de l’année, le secteur affiche un PNL de 129,778 MDT, soit une hausse de 5,6%. Et pour raison, il y a l’intégration des charges financières dans les calculs. Les coûts de ressources, qui ont explosé au cours de cette année, ont pesé énormément sur la profitabilité du secteur.

La profitabilité sous pression

Les indicateurs d’activité n’affichent pas de résultats nets, mais nous pouvons avoir une idée sur le niveau des profits. Nous avons d’abord les charges d’exploitation qui ont atteint 57,627 MDT, soit une hausse de 15,9% en rythme annuel. Ces charges restent essentiellement de nature fixe, et donc très difficile à réduire.

Les compagnies de leasing n’affichent également pas leurs coûts du risque dans les chiffres trimestriels. Mais nous pouvons suivre l’évolution des créances classées comme proxy.

Fin septembre 2018, elles ont atteint 395,537 MDT, soit 140,017 MDT de plus depuis le début de l’année. C’est un montant important pour un secteur qui a déjà assez de créances carbonisées.

Pour le moment, ces compagnies restent relativement épargnées du tour de vis réglementaire de la BCT. Mais le jour où de nouvelles règles prudentielles sont décidées, le secteur aura besoin de fortes recapitalisations.

Les fonds propres actuels (avant résultats) sont de 1,202 MdDT. Mais si nous éliminons Tunisie Leasing & Factoring, nous constatons que les fonds propres ne dépassent pas 364 MDT.

Ce chiffre montre à quel point le secteur est sous capitalisé. Il faut se rappeler que les engagements des compagnies de leasing se montent à 4,490 MdsDT.

Cette fragilité est très inquiétante et il faut vraiment se poser une question : pourquoi les instances internationales n’ont jamais évoqué les difficultés du secteur ?

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Tunisie : le leasing va mal



Lorsque nous évoquons la situation du secteur financier, nous parlons quasi-exclusivement des banques. Mais le terme “établissements de crédit” englobe aussi les compagnies de leasing.

Les chiffres des indicateurs d’activité du troisième trimestre (T3) de l’année en cours donnent froid dans le dos. D’ailleurs, et dans la mesure où seule l’Arab International Lease (AIL) n’est pas cotée, les chiffres que nous allons présenter traduisent fidèlement la situation du secteur.

Une baisse inédite de l’activité

Sur le T3, les approbations (les demandes de financement) ont baissé de 34,8% en rythme annuel. Il s’agit du deuxième recul trimestriel consécutif. Durant cette période, le carnet de commandes des sept compagnies cotées s’est établi à 396,718 MDT contre 608,457 MDT en 2017.

Sur l’ensemble de l’année, les approbations ont baissé de 12,7% à 1,859 MdDT. Le recul est de l’ordre de 271,523 MDT. Cela traduit la baisse du rythme d’investissement en Tunisie mais, également, des mises en force (contrats qui sont entrés effectivement en production) en berne au cours du dernier trimestre 2018.

En ce qui concerne la production de la période allant de juillet à septembre 2018, nous avons observé une dégradation de 23,1% à 406,893 MDT. Depuis le début de l’année, c’est un recul de 6,57% qui a été enregistré, pour des investissements totaux de 1,620 MdDT.

Mais la baisse de l’activité traduit aussi les difficultés d’accéder aux ressources. Les compagnies de leasing clôturent leurs schémas de financement dans la douleur. Sur les neuf premiers mois de l’année, 294,215 MDT de dettes (nettes des remboursements) ont été collectées par le secteur contre près de 600 MDT durant l’année 2017. Il est donc logique de voir les loueurs rationaliser leurs activités.

Les revenus sont toujours là

Mais en dépit de la baisse de l’activité, les revenus bruts de leasing n’ont pas cessé de croître. Ils se sont établis à 1,557 MdTND fin septembre 2018. Cette amélioration a été boostée par des taux d’intérêt qui se sont inscrits en hausse depuis trois ans. Ainsi, la baisse du volume a été compensée par des taux de sortie plus importants. La hausse a également été au rendez-vous côté revenus nets qui ont atteint 328,415 MDT sur les trois premiers trimestres de l’année.

Mais lorsque nous passons au Produit Net de Leasing, nous constatons que la croissance est moins rapide. Depuis le début de l’année, le secteur affiche un PNL de 129,778 MDT, soit une hausse de 5,6%. Et pour raison, il y a l’intégration des charges financières dans les calculs. Les coûts de ressources, qui ont explosé au cours de cette année, ont pesé énormément sur la profitabilité du secteur.

La profitabilité sous pression

Les indicateurs d’activité n’affichent pas de résultats nets, mais nous pouvons avoir une idée sur le niveau des profits. Nous avons d’abord les charges d’exploitation qui ont atteint 57,627 MDT, soit une hausse de 15,9% en rythme annuel. Ces charges restent essentiellement de nature fixe, et donc très difficile à réduire.

Les compagnies de leasing n’affichent également pas leurs coûts du risque dans les chiffres trimestriels. Mais nous pouvons suivre l’évolution des créances classées comme proxy.

Fin septembre 2018, elles ont atteint 395,537 MDT, soit 140,017 MDT de plus depuis le début de l’année. C’est un montant important pour un secteur qui a déjà assez de créances carbonisées.

Pour le moment, ces compagnies restent relativement épargnées du tour de vis réglementaire de la BCT. Mais le jour où de nouvelles règles prudentielles sont décidées, le secteur aura besoin de fortes recapitalisations.

Les fonds propres actuels (avant résultats) sont de 1,202 MdDT. Mais si nous éliminons Tunisie Leasing & Factoring, nous constatons que les fonds propres ne dépassent pas 364 MDT.

Ce chiffre montre à quel point le secteur est sous capitalisé. Il faut se rappeler que les engagements des compagnies de leasing se montent à 4,490 MdsDT.

Cette fragilité est très inquiétante et il faut vraiment se poser une question : pourquoi les instances internationales n’ont jamais évoqué les difficultés du secteur ?

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

La diaspora tunisienne, une nécessité socio-économique



La diaspora tunisienne, près de 1,2 millions de Tunisiens,  ne cessent d’exprimer leur profond désir de contribuer à la transition socio-économique et la consolidation de l’image et du positionnement de la Tunisie sur les marchés internationaux.

C’est un outil efficace à la disposition de l’Etat tunisien pour assurer le réseautage, l’innovation, le transfert technologique, la mobilisation des fonds et la promotion des industries.

L’idée est d’encourager cette diaspora à la création de Petites et Moyennes Entreprises exerçant dans les secteurs stratégiques de l’économie tunisienne, à l’instar des nouvelles technologies et l’automobile. Dans ce contexte l’Etat veille à minimiser et limiter les défis auxquels cette diaspora est confrontée.

La  contribution de la diaspora tunisienne au développement national peut avoir plusieurs formes. Depuis l’année 2016 le montant de transferts  relatifs à ses activités a atteint 3,5 milliards de dinars (environ 1,6 milliard d’euros), soit près de 4,6% du PIB tunisien. Les études démontrent que ces fonds sont principalement dédiés à la consommation courante et l’épargne.

Diaspora tunisienne :  plus qu’une alternative

Le Business forum, qui a eu lieu le 16 novembre 2018,  s’est focalisé ainsi autour de quatre principales thématiques qui concernent essentiellement le développement des rapports entretenus entre l’Etat et sa diaspora. L’objectif de de forum était de contribuer à exploiter tout le potentiel de cette diaspora tunisienne en l’encourageant à se lancer dans l’investissement productif.

La Tunisie a adopté, en ce sens,  une Stratégie Nationale Migratoire intégrant  la migration au développement socioéconomique grâce à l’intervention des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). Des nouveaux dispositifs institutionnels et des mesures d’incitations fiscales aux TRE ont été mis en place.

Cette stratégie a toujours aspiré à inclure toutes les parties concernées par l’encouragement de la diaspora à investir et à entreprendre. Elle vise d’une façon primordiale à encourager  les partenaires internationaux et les bailleurs de fonds à intervenir en Tunisie en développant leur programmation sur les sujets relatifs à la diaspora et à l’investissement productif.

Tunisiens résidents à l’étranger est une  catégorie sociale à fort potentiel d’investissement et avec une capacité entrepreneuriale intéressante.

Impliquer la diaspora dans un investissement productif

Ces efforts procéduraux doivent se focaliser sur la fluidité de l’accès aux financements nécessaires de cette diaspora qui regorge de talents et d’investisseurs potentiels animés par un profond désir d’entreprendre dans leur pays d’origine. Les idées sont là, à l’instar du développement de solutions administratives digitalisées et de fonds d’investissements destinés aux TRE. C’est au niveau de leur concrétisation que les facilitations de financement doivent intervenir.

Les moyens de financement doivent absolument être complétés par une mobilisation accrue de cette diaspora tunisienne ainsi que le renforcement et du réseautage l’entourant. Ses capacités entrepreneuriales seront ainsi consolidées et son sens de la responsabilité développé.

C’est grâce à l’appui et au soutien que l’Etat tunisien pourra mettre en œuvre cette stratégie qui s’adresse à sa diaspora. Des partenaires conscients des défis auxquels est confrontée la Tunisie et des besoins financiers et structuraux des  TRE. Leur intervention revêt ainsi un intérêt double.

C’est à ce niveau que la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), ANIMA Investment Network, Expertise France et la GIZ concentrent leurs initiatives d’accompagnement et de mobilisation destinées aux talents tunisiens résidents à l’étranger, les incitant à la création des PME dans des secteurs innovants à forte valeur ajoutée.

Ces initiatives financées par l’Union Européenne s’inspirent essentiellement d’une profonde volonté d’impliquer la diaspora dans la notion de l’investissement productif ainsi que de ses besoins et attentes en termes d’investissement et d’entrepreneuriat.

En présence du ministre de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laadhari, ces questions ont fait l’objet de débats et de discussions entre les différentes parties organisatrices et concernées par ce Business Forum. Elles ont été ponctuées par des rencontres B2B favorisant le réseautage des entrepreneurs et investisseurs issus de la diaspora tunisienne avec les organismes impliqués.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Partenariat Tunisie-UE pour la jeunesse : allons plus loin ensemble



« Flagship Event #EU4YOUTH : partenariat UE-Tunisie pour la jeunesse : allons plus loin ensemble », tel est le thème la rencontre mobilisatrice pour  la  jeunesse organisée le samedi 17 novembre à la Cité de la Culture de Tunis.

Cette rencontre a été organisée par la Délégation de l‘Union européenne en  Tunisie avec le support du projet EU  Neighbours South en partenariat avec Enactus Tunisie.

La manifestation a rassemblé environ 1000 jeunes tunisiens de diverses universités avec la présence de Patrice Bergamini, Chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie.

La manifestation s’est focalisée sur plusieurs domaines de la coopération de l’UE en Tunisie tels que l’éducation,  la R&D, l’entrepreneuriat, la culture, l’art et la créativité ainsi que les médias.

L’objectif était de sensibiliser la jeunesse tunisienne sur l’appui de l’UE dans des domaines qui profitent aux jeunes pour les aider à établir un réseau avec des experts et des  bénéficiaires de  projets à  travers  des conférences, des panels de discussion, des échanges et une exposition.

Responsabiliser davantage  les jeunes

Il est compliqué d’être une veille démocratie. En Tunisie, c’est une jeune démocratie. C’est aussi compliqué. C’est difficile de voyager et de trouver un job. La Tunisie porte espoir. Les jeunes ont les armes de changer plus que n’importe autres groupes politiques. Sans les jeunes rien ne peut se faire. Il faut voir l’avenir avec une plus grande responsabilité. Ne renoncer jamais”, a déclaré Patrice Bergamini à l’ouverture de la rencontre.

Le chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie a, à cette occasion, proposé la création d’un festival des sports extrêmes pour faire venir en Tunisie des jeunes sportifs de tous les pays du monde.

Trouver une vision commune

Abdelaziz Darghouth, Chairman Enactus Tunisie qui compte 4500 étudiants, 60 universités et a réalisé 850 000 heures d’actions volontaires a, pour sa part, souligné que cette rencontre est un moment clés pour les jeunes pour réussir à mettre les projets sociaux en route à travers un rapprochement intelligent et constructif.

Fermer les frontières entre les deux rives de la Méditerranée coûtera cher et ne résoudra pas les problèmes ! l‘Europe peut permettre de créer un monde meilleur pour les jeunes du Sud. Il faut trouver une vision commune pour se compléter et s’entraider. Nous voulons aller plus loin pour développer la culture entrepreneuriale et sociale“, a tenu à souligner le Chairman Enactus Tunisie qui s’apprête à lancer deux grands projets au mois de janvier 2019.

Rétablir la confiance

Abdelkoddous Saâdaoui, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de la Jeunesse a fait savoir que 57% de la population tunisienne a moins que 35 ans.

Toutefois, on a l’impression que cette génération est une minorité. Cette génération est née libre et le retour en arrière est fini. Malheureusement, aujourd’hui il y a un fossé entre les régions et un problème de confiance”, a-t-il ajouté.

Abdelkoddous Saâdaoui a, à la fin de son intervention, annoncé que l’objectif de son département consiste actuellement à transformer les maisons de jeunes en associations.

Notons que plusieurs programmes et projets on été présenté lors de la rencontre tels que Erasmus+, Horizon 2020, SouthMed WiA, Creative  Mediterranean  (Nabeul Cluster), le projet DiAfrik Invest,  le projet Tfanen Tunisie  Créative…

Diverses  autres  surprises  on été organisées à savoir un  concours  photo  avec  une  fresque taguée par le fameux jeune artiste InkMan, l’opérette Al‐ Alia  de  l’association  7è  dimension  (Kasserine)  et  une  performance  du  jeune  rappeur  tunisien et militant pour la paix : M. Ramzi Ben Achour #Mathcima.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Quelle efficacité pour les incitations fiscales en Tunisie ?



La députée Samia Abbou estime que les incitations fiscales accordées aux entreprises totalement exportatrices n’ont pas apporté les résultats escomptés pour l’économie tunisienne. Pis encore, elle considère qu’il s’agit d’un manque à gagner pour l’Etat. Ainsi, elle a appelé à annuler les incitations fiscales et les transférer vers l’investissement public. 

Lors d’une question orale adressée au ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, la députée n’a pas manqué de recourir à plusieurs chiffres pour appuyer sa thèse.

Elle a indiqué que les incitations fiscales coûtent à l’Etat 2,9 milliards de dinars. 90% des entreprises totalement exportatrices sont allemandes, françaises et italiennes.

Pour elle, ces entreprises ne font pas du transfert de technologie en Tunisie. Autrement dit, “Il ne s’agit pas d’une valeur ajoutée pour le pays. Dans le même cadre, elle a rappelé que très peu de bénéfices réalisés par ces entreprises demeurent en Tunisie.

Pour une rationalisation des incitations fiscales en Tunisie

Ainsi, elle s’est également interrogée sur la valeur ajoutée par ces entreprises en matière de nombre d’emplois créés.  L’intervenante estime qu’il est impératif d’élucider cette question bien avant de signer l’accord de l’ALECA. La députée a proposé l’annulation des incitations fiscales pour les entreprises totalement exportatrices.

Le coût direct des incitations fiscales  est de l’ordre de 2,2% du PIB. C’est un taux jugé très élevé d’après la Banque mondiale. 79% de ces entreprises vont investir quand même en Tunisie même en l’absence de ces incitations fiscales. 85% de ces entreprises bénéficiaires d’incitations fiscales opèrent au Sahel. Samia Abbou a affirmé que ces chiffres aggravent davantage les inégalités régionales.

D’après la députée, “les chiffres de l’API montrent que le nombre d’emplois créés par ces entreprises s’élève à 180 mille  contrairement au chiffre de 300 000 emplois avancé par le ministre”.

Sur un autre volet, elle a démontré que le taux des investissements réalisés n’a pas atteint 3% des investissements déclarés auprès de l’API. Ainsi, les emplois créés ne dépassent pas 9% des emplois déclarés auprès de l’API.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Tarek Chérif plaide pour l’implication de la diaspora tunisienne



 Tarek Chérif , président  de la confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), a affirmé que le sujet de la diaspora tunisienne est l’une des priorités de son organisation.  

Dans une déclaration accordée  à la presse, en marge de l’événement Business Forum DiafrikInvest, organisé par  la CONECT, Tarek Chérif a affirmé qu’il s’agit d’un sujet prioritaire pour l’organisation. Dans le même ordre d’idées, il a affirmé que la première réunion de l’organisation en 2011 avait porté sur ce sujet.

La diaspora tunisienne est une source d’entrée de devises. Elle présente aussi  un potentiel considérable pour l’investissement en Tunisie. Par ailleurs, les Tunisiennes et Tunisiens résidents à l’étranger ont plusieurs compétences.  Ils  maîtrisent  plusieurs technologies. L’intervenant a souligné  l’importance du transfert de ces technologies.

Le président de l’organisation a regretté que la relations des Tunisiens résidents à l’étranger se limitent uniquement aux  vacances  estivales.  Ainsi, pendant cette période, la diaspora tunisienne n’a pas le temps de prendre connaissance des opportunités d’investissement en Tunisie. Il précise que l’émigré résidant à l’étranger  pourrait choisir d’ouvrir une filiale de son entreprise en Tunisie. Sans nécessairement revenir définitivement au pays. Il pourrait également faire les acquisitions nécessaires au bon fonctionnement de son entreprise en Tunisie », ajoute-t-il.

Ainsi, la nécessité de simplifier les procédures pour les Tunisiens résidents à l’étranger s’impose pour l’intervenant.  Dans le même contexte, l’intervenant a fait savoir que la Conect lance périodiquement des activités pour informer les TRE des opportunités existantes. Par ailleurs, il a rappelé qu’une des solutions intéressantes pour faciliter le financement d’éventuels projets est le crowdfunding, un instrument incontournable pour le succès des investissements, selon M. Tarak Chérif.

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

lancement d’une plateforme informative aux entrepreneurs



Le Programme “Anima” lancera prochainement  une plateforme informative spécifique dédiée entièrement aux Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). Ainsi  la diaspora tunisienne voulant investir en Tunisie aura toutes les informations nécessaires à portée de main. 

C’est ce qu’affirme Léonard Lévêque, Che du projet “Anima”. En effet, intervenant dans le cadre de l’événement Business Forum DiafrikInvest, organisé par  la Conect, l’intervenant a annoncé le lancement de la plateforme début 2019. Toutes les opportunités d’investissement en Tunisie seront exposées à l’intention des TRE. Avec les démarches à entreprendre pour leur faciliter la tâche.

L’intervenant a tenu à préciser que la plateforme informative est une sorte de guide, étape par étape, qui rassemble toutes les données utiles. Entre autres, l’accès au financement, les niches à forte valeur ajoutée…  Léonard Levêque a affirmé par ailleurs que  l’idée de cette plateforme a germé suite à plusieurs consultations. Qui ont mis en évidence le manque flagrant d’informations exhaustives à même d’inciter les TRE à investir dans leurs régions respectives. Il convient de rappeler qu’Anima mettra en place ce programme à travers DiafrikInvest.

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Le Prix UBCI, Lab’ess de l’entrepreneur social est décerné à « Hydroponic for all »



Le 1ier Prix UBCI- Lab’ess de l’entrepreneur social 2018 a récompensé le projet d’Ilyes Saidani . Ce jeune chef d’entreprise originaire de Sidi Hassine a lancé “Hydroponic for all”. Il consiste en un bureau de conseil et de formation de culture hors sol qui permettra aux Tunisiens urbains de cultiver leur potager sur le toit de leur maison.L’idée d’optimiser les espaces perdus, les terrasses et les toits a des fins de production de fruits et légumes a séduit le jury. Ce dernier est composé d’experts de la banque , du monde de l’entreprise et du tissu associatif.

« Hydroponic for all » propose en ce sens l’installation de système de culture et d’irrigation hors sol clé en main, ainsi que le conseil et le suivi de ces installations, mêlant théorie et pratique. Avec ce prix, Ilyes Saidana se voit attribuer une dotation de 5000 dinars à des fins de développement de son entreprise ainsi qu’un assistance comptable gratuite sur une période d’un semestre.
Deux autres prix ont été décernés par le jury : le Prix « Coup de pouce » au projet Sciencia emmené par Latifa El Ghezal dans le secteur de la promotion de l’expérimentation scientifique et le Prix « Coup de cœur » à Cha9a9a.tn, unique plate forme de financement participatif en ligne tunisienne, portée par Samir Ksibi et Asma Oueslati.

Un concours en partenariat avec l’association LAB’ESS :

C’est en partenariat avec l’association LAB’ESS, un acteur phare de l’ESS (économie sociale et solidaire ) que l’UBCI du Groupe BNP Paribas a lancé ce concours annuel . Ce dernier, vise à identifier les projets innovants ayant un impact positif sur la société et à les accompagner au sein du programme d’incubation Lab’ess, dans le but de faire émerger de nouvelles générations d’entrepreneurs.

Plus d’une quarantaine de projets ont ainsi bénéficié de 20 heures d’accompagnement individuel et de formations conçues  selon leur besoin. 5 d’entre eux étaient en lice aujourd’hui pour la dernière étape de la compétition.
L’UBCI Groupe BNP Paribas confirme là son engagement solidaire  de participer à la construction d’un monde plus durable, éradiquant la pauvreté et contribuant à l’accomplissement des objectifs de développement durable tel que définis par l’ONU.

Les projets en lice

Nom du projet 1 : Hydroponic for all
Domaine d’action : agriculture I Porteur du projet : Ilyes Saidani
Description du projet : Bureau de conseil et de formation en culture hors sol. Le bureau propose des formations qui sont en premier lieu théoriques, et sont ensuite appuyées par de la pratique sur terrain. Il propose par ailleurs l’installation des systèmes de culture hors sol clé en main, ainsi que le conseil et le suivi de ses installations et/ou des systèmes déjà installés.

Nom du projet 2 : We improve
Domaine d’action : Insertion professionnelle I Fondatrice de projet : Imene El Jani
Description du projet : Dispenser des formations en soft skills auprès de femmes employées peu qualifiées dans le but d’élargir leurs perspectives dans la vie.

Nom du projet 3 : Little Jenaina
Domaine d’action : Commerce équitable I Fondateurs de projet : Imene Chaabane et Adam Jerbi
Description du projet : Site de vente en ligne pour commercialiser des produits tunisiens et services de livraison à domicile. Dans un premier temps, les produits commercialisés seront alimentaires et cosmétiques. Dans un deuxième temps, des produits d’artisanat seront proposés.

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Nom du projet 4 : Cha9a9a.tn
Domaine d’action : Technologies I Fondateurs de projet : Samir Ksibi et Asma Oueslati
Description du projet : Une plate-forme en ligne de financement participatif à base de don au profit des associations et individus.

Nom du projet 5 : Sciencia
Domaine d’action : Education I Fondatrice de projet : Latifa El Ghezal
Description du projet : Plateforme en ligne qui met à disposition des contenus et des ateliers d’éveil aux sciences, à la technologie et à la robotique principalement pour les enfants.

 

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

la réforme est-elle à la hauteur des attentes ?



Ce vendredi 16 novembre à 18h30 à Tunis a lieu  une conférence sur l’économie sociale et  solidaire organisée par l’Atuge . Il s’agirait de savoir si l’économie sociale et solidaire est une solution prometteuse au vu de la crise économique que traverse la Tunisie.

Dans le cadre de sa Stratégie Europe 2020, l’Union Européenne développe un train de mesures en faveur de l’ESS, tant pour des raisons de croissance économique que de cohésion sociale. Le poids de l’ESS dans l’ensemble de l’économie est en effet de plus en plus significatif. L’ESS serait ainsi une voie potentielle de salut à encourager et à multiplier.

En Tunisie ,  il y a eu certaines expériences ESS qui ont échoué par le passé, notamment celle des coopératives de production. Certaines structures ont même enregistré des dérives de gouvernance. Mais, plusieurs structures mutuelles dans différents secteurs ( assurance, Santé, Agriculture etc..) ont prouvé leur utilité sociale.

Alors comment tirer les bonnes leçons du passé pour concevoir un cadre réglementaire qui booste l’économie sociale et solidaire, dont notre pays a besoin, tout en la préservant des risques de dérives ?

Pour en parler, le débat va tourner autour de certains projets innovants : Acacias for All, Arije El Medina, Little Jenaina et la Ferme expérimentale en Permaculture, dont les fondateurs viendront partager leur vision et leurs aspirations derrière leurs projets d’entreprise.

De plus, le projet de loi ESS est actuellement en cours de préparation au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Ce projet sera discuté lors de ce débat  avec les acteurs majeurs de l’écosystème : l’UGTT, Lab’ESS, Shanti et Impact Partner.

Enfin, Mme Saida Ounissi, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, sera présente à cet événement.

 

 

 

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)

Les économies méditerranéennes sont moins bien intégrées entre elles qu’il y a 15 ans



Marouane El Abbassi,  Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, a participé aujourd’hui à une initiative conjointe entre la Banque d’Espagne et la BCT qui fête cette année son 60ème anniversaire, le tout facilité par l’IEMED. 

« C’est un signe ! C’est pour dire que nos deux rives demeureront partenaires et complices autour de cette Mare-nostrum, qui hier, aujourd’hui et nous l’espérons demain, demeurera un trait d’union de deux rives qui ne peuvent être que complémentaires ! », a déclaré le gouverneur de la BCT. Et d’ajouter : « la situation actuelle requiert des actions concrètes, rapides et efficaces.

Se basant sur une étude récente de la COFACE (avril 2018), malgré un volume des exportations au sein de la région qui a doublé entre 2001 et 2016, le gouverneur de la BCT a souligné que leur poids relatif dans le total des exportations, n’a pas progressé mais il a reculé. « Les économies méditerranéennes sont donc moins bien intégrées entre elles qu’il y a 15 ans », a-t-il conclut.

Aussi, doit-on relever les effets négatifs liés à la multiplication des accords commerciaux préférentiels ?

Faire face aux mesures protectionnistes

Les différents textes liés à la multiplication des accords commerciaux préférentiels compliquent les démarches pour les exportateurs, qui sont soumis à des conditions différentes d’un texte à l’autre.

Parallèlement, le volume de mesures protectionnistes – qu’il s’agisse de barrières tarifaires ou de mesures non-tarifaires (réglementations, normes) – a augmenté, au sud et surtout au nord de la méditerranée, avec 190 nouvelles protections mises en place par l’UE entre 2012 et 2018 !

La même étude montre que de nouvelles spécialisations sectorielles sont apparues, permettant à certaines économies du Sud et de l’Est de la méditerranée de monter en gamme, notamment grâce à « des politiques d’intégration dans les chaînes de valeurs mondiales ».

Sur un autre plan, en 1995, la Conférence de Barcelone avait pour vocation de valoriser le bassin méditerranéen et ce, en proposant l’édification d’une « zone euro-méditerranéenne de paix, de stabilité et de sécurité » fondée sur le partenariat.

En effet, les enjeux du processus de Barcelone étaient le développement et la croissance économique de part et d’autre de la Méditerranée et l’apaisement de cet espace partagé.

Toutefois, Le processus de Barcelone a été confronté à différentes difficultés ayant gêné son acheminement, vue les incohérences persistantes à l’instar de la spécificité du libre-échange euro-méditerranéen particulièrement industriel et l’insuffisance d’échanges commerciaux entre les pays partenaires méditerranéens (PPM) eux-mêmes ; en l’occurrence ceux de l’Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Tunisie) dont les échanges n’ont pas dépassé les 4 % entre 1995 et 2017 avec une moyenne annuelle de 3,5%.

Pour ce qui est de la Tunisie, Marouane El Abbassi a rappelé que ses échanges commerciaux avec les pays de l’UMA n’ont pas dépassé 6,5 % en 2016. Ce résultat en demi-teinte peut être expliqué, entre autres, par les effets négatifs liés à la multiplication des accords commerciaux préférentiels.

Tous ces défis ne peuvent être qu’un moteur pour concevoir une nouvelle approche de coopération et de « solidarité méditerranéenne ».

Pour une collaboration financière et technique entre les pays des deux rives

Au niveau de la coopération financière, le gouverneur de la BCT a cité L’ALECA, un sujet qui certes engendre des polémiques dans notre pays. Cependant, l’UE et le Maghreb pourraient concevoir un modèle mixte où cohabitent l’approche institutionnelle et les stratégies d’investissements privés des multinationales mais aussi des PME européennes.

Sommes-nous entrain de bien coopérer et d’échanger notre expertise technique ?

« A la BCT nous avons voulu être constructifs et actuellement on est en train de coopérer étroitement avec BAM (Maroc), la CBRT (Turquie) … Parallèlement,  nous sommes en train de mettre en place un cadre de coopération avec la Banque de France et la Banque d’Espagne. Mais, quid des autres Banques centrales de la région ? », s’est interrogé Marouane El Abbassi.

Il a exprimé le vœu d’entamer une phase de réactivité sans attendre que des situations problématiques nous poussent à coopérer, momentanément ! A ce titre, il a évoqué les relations bancaires en général et spécifiquement le phénomène de derisking qu’on est en train de subir surtout côté rive sud de la méditerranée. Il s’agit bien là d’un domaine sur lequel une meilleure coopération entre banques centrales pourrait être utile et bénéfique.

Idem pour ce qui est de la technologie où d’autres défis attendent et des dangers guettent la région.

Rôle des régulateurs avec l’émergence spectaculaire des Fintechs

L’arrivée sur le marché des Finetechs et leur vitesse de propagation vont engendrer de profonds changements du paysage financier.

Pour Marouane El Abbassi, ce progrès technologique a un impact positif sur la qualité et l’accessibilité au service financier. La digitalisation de la finance constitue un vecteur précieux d’inclusion financière. La corrélation entre inclusion financière et création d’emploi, défis partagé entre nos pays, n’est plus à faire !

Néanmoins, les régulateurs doivent mettre les gardes fous nécessaires pour que cette transition technologique puisse se faire sans préjudices à la stabilité financière. Il faut donc une meilleure coopération entre régulateurs et un meilleur partage d’expertises demeurent nécessaires.

« Entre pays maghrébins, et je me permets de parler au nom de mes collègues maghrébins ici présents, nous comptons le faire dans le cadre du Conseil des Gouverneurs des Banques Centrales des pays de l’Union du Maghreb Arabe. Et ce, plus rapidement que prévu », a assuré le gouverneur de la BCT.

Pour ce qui est de la Tunisie, Marouane El Abbassi a rappelé que la promulgation de la loi 2018-20 sur les startups et l’adoption récente de son décret d’application constituent une véritable opportunité en matière d’innovation technologique à haute valeur ajoutée et de promotion du développement durable et ce, outre la valorisation du facteur humain et la création d’emploi.

Le gouverneur de la BCT a exprimé le vœu de voir, un jour, le lancement d’un START-UP ACT maghrébin ou même méditerranéen qui représentera un vrai cadre pour l’épanouissement d’une jeunesse mondialisée, ambitieuse et créative.

« Sur le plan régional, tant au sein de la même rive qu’entre les deux rives, ça serait une véritable opportunité en matière d’innovation technologique à haute valeur ajoutée et de promotion du développement durable et ce, outre la valorisation du facteur humain et la création d’emploi. Je reste profondément convaincu que les besoins sont réels ! Et que les opportunités existent ! Un partenariat win-win est possible ! », a conclu le gouverneur de la BCT.

 

Source: L’Economiste Maghrébin (www.leconomistemaghrebin.com)